Les loyers dans l'agglomération toulousaine

Depuis cinq ans, l’observatoire local des loyers (OLL) de l’agglomération toulousaine est un outil au service de la connaissance du marché locatif. Il informe les acteurs du marché et plus globalement le grand public.

Le 14 septembre 2018, Sabine Oppilliart, sous-préfète et Franck Biasotto, maire adjoint de Toulouse, président de la Commission Habitat de Toulouse Métropole, ont présenté les niveaux de loyers en 2017 ainsi que les perspectives de l’observatoire.

Les loyers

- Une stabilité des loyers en 2017

Le loyer de marché médian (logements loués dans l’année) s’élève en 2017 à 11,0 €/m², ce qui est comparable à celui de 2016 (10,9 €/m²). Il est plus élevé dans la ville de Toulouse (11,6 €/m²) qu’en périphérie (10,0 €/m²). En revanche, la superficie moyenne des logements loués en périphérie toulousaine étant supérieure à celle des logements loués à Toulouse, le niveau de loyer médian s’élève à Toulouse à 525 € contre 580 € en périphérie.

En 2017, on observe une légère tension du marché sur les zones centrales de Toulouse, tandis que les loyers restent stables sur les secteurs les plus éloignés.

L’offre locative limitée sur les grands logements (appartements et maisons), notamment en centre-ville de Toulouse et en première couronne, entraîne une légère hausse des loyers à la relocation sur ces produits.

- Un loyer modéré 

Comparativement aux agglomérations de taille équivalente, Toulouse présente un niveau de loyer relativement abordable, comparable à celui des agglomérations de Nantes, Grenoble, Rennes ou Strasbourg. Le loyer est plus élevé dans les agglomérations proches du littoral méditerranéen (Nice, Marseille, Montpellier…). 

- Quel loyer paient les nouveaux emménagés ?

A la relocation, le loyer médian des appartements d’une seule pièce (Studio et T1) s’élève à 405 € hors charges. Il varie de 389 à 427 € dans les secteurs les plus chers.

Les T2 et T3 constituent la majorité des locations réalisées dans l’agglomération de Toulouse. La moitié des appartements de deux pièces se loue moins de 500 €/mois hors charges, la moitié des appartements de trois pièces se louent moins de 624 €/mois hors charges. Le centre-ville reste le secteur le plus cher, les loyers décroissent avec l’éloignement.

Le loyer médian des appartements de quatre pièces ou plus s’élève à 780 €/mois hors charges. Les loyers les plus élevés se trouvent au centre-ville, avec des biens recherchés à la fois par les familles et les étudiants (colocation), ainsi qu’en proche périphérie.

Ces résultats, détaillés zone par zone et produit par produit, sont disponibles sur les sites www.observatoires-des-loyers.org et www.aua-toulouse.org

L’observatoire des loyers

L’observatoire local des loyers de l’agglomération toulousaine fait partie du réseau national des observatoires locaux des loyers qui regroupe une trentaine de villes. Ce réseau national partage une méthodologie commune, validée par un comité scientifique indépendant qui permet la comparaison des niveaux de  loyers entre agglomérations et la diffusion de données ouvertes et fiables.

Animé par l’aua/T (agence d’urbanisme et d’aménagement Toulouse aire métropolitaine), l’observatoire local des loyers de l’agglomération toulousaine repose sur un partenariat réunissant l’Etat, les collectivités territoriales ainsi que les professionnels de l’immobilier et de la gestion. L’UNPI 31-09 est partenaire de l’observatoire. Le projet de loi ELAN actuellement en discussion entend conforter ce réseau notamment en permettant aux agences d’urbanisme d’être agréées observatoire des loyers et en élargissant le partenariat aux représentants des locataires. Par ailleurs, en dissociant l’agrément des observatoires de la mise en place d’un encadrement des loyers sur le territoire observé, le projet de loi recentre l’observatoire comme outil d’aide à la décision des politiques de l’habitat à l’échelle locale et nationale.

Ces nouvelles dispositions permettent d’envisager une demande d’agrément de l’observatoire toulousain dans les mois à venir ; le président de Toulouse Métropole restant opposé à la mise en œuvre de l’encadrement des loyers sur le territoire métropolitain.

L’observatoire s’appuie sur une base de références locatives fiabilisées, alimentée par plus de 80 professionnels locaux de l’immobilier, ainsi que par des particuliers pour la gestion directe. La 6ème campagne de collecte de données va prochainement démarrer.

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