LGV : de nouveaux arguments dans la balance ?

SNCF Mobilités a annoncé fin septembre avoir constaté un doublement du trafic TGV entre Paris et Toulouse à la suite de la mise en service complète de la ligne entre Bordeaux et Paris qui a fait gagner 1h20 sur le temps de trajet. Une évolution remarquable après seulement 3 mois d’exploitation, qui fait réagir Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse et Président de Toulouse Métropole « ... Cette performance de fréquentation confirme la viabilité économique du modèle TGV et l’urgence de réaliser le tronçon à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse. En mettant enfin Toulouse à 3h Paris, la ligne TGV pourra alors exprimer pleinement son potentiel commercial considérable ».

En parallèle, le gouvernement a mis en place un Conseil d'orientation des infrastructures chargé de trouver de nouveaux modèles de financement des LGV, présidé par Philippe Duron. 

Cette institution doit proposer au gouvernement une méthode pour le volet Programmation et financement des infrastructures de la future loi d'orientation des mobilités.

On serait tenté de l’interpréter dans un sens favorable et d’y voir un changement de cap de la présidence. Pour rappel, Emmanuel Macron avait clairement pris position au début de l’été, il n’était plus question de lancer de grands projets nouveaux mais de s'engager dans le renouvellement des infrastructures existantes.

L'instruction des divers dossiers de LGV en cours va-t-elle reprendre ? Les élus de la région, qui se battent ensemble pour faire aboutir le projet LGV Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan, restent prudents. 

Le Conseil régional Occitanie a élaboré un nouveau modèle de financement qu'il défendra devant ce Conseil d'orientation dans le courant du mois de novembre.

Deux actualités qui maintiennent le projet LGV au centre des discussions et qui donnent des arguments à ses défenseurs toujours aussi mobilisés.

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